Chapitre 6 : La nuit
PDV Ian :
*Je me réveillai en sursaut, des cris, ceux d’Éléanore. Je me levai précipitamment de mon lit et accourus vers l’escalier que je dévalai à toute vitesse, manquant de tomber. Je me précipitai dans la chambre du rez-de-chaussée où couchait à présent Éléanore. J’arrivai en trombe dans la pièce et là, une marre de sang. Le visage de ma petite amie se crispait à chaque contraction, elle souffrait. Je restais là, les bras ballants, sans rien faire, impuissant. Tout le monde s’affairait autour d’elle et moi je la regardais se crisper de douleur… Je ne savais pas quoi faire. Je revins à la réalité par l’intermédiaire de Raf qui, le front perlé de sueur, me demanda d’aller chercher des draps propres. Je m’affairai à ma tâche et me rendis donc dans sa chambre pour aller en trouver. Je tombai nez à nez avec Louka qui pleurait dans un coin. Il m’adressa un regard vide et me dit : « Tout est ta faute ». Je retournai auprès de Raf avec les nouveaux draps, il y avait du sang partout, sur le sol, le lit… Éléanore était blanche, on aurait dit qu’elle avait épuisé toutes ses forces. Je ne pus m’empêcher de la rejoindre, pour la soutenir, être auprès d’elle pour surmonter cette rude épreuve, ensemble. Je lui pris la main et la serra fort, elle m’adressa un faible sourire. J’en étais malade, je ne supportais pas de la voir comme ça. Elle poussa alors un hurlement de douleur, elle souffla, elle était à bout. C’était ce monstre qu’elle portait en elle qui lui affligeait toutes ces souffrances, ce monstre qu’on avait créé elle et moi. Mais c’était cette fichue prophétie qui avait fait du fruit de notre amour un être abominable. Raf m’indiqua que le moment était venu, c’était le moment de délivrance tant attendu, l’enfant allait enfin sortir du corps de sa mère mais sans lui laisser le plaisir de vivre. « Elle mourra avant même avoir vu son visage », cette phrase nous hantait tous. Nous redoutions ce moment avec terreur, priant pour qu’il n’arrive jamais mais malheureusement, il était sur le point de se produire… Éléanore poussa des cris atroces, elle tremblait, elle n’en pouvait plus. Puis le silence. C’est comme si le temps s’était arrêté, j’entendis des cris lointains, ceux d’un nouveau-né. Mais je ne m’y intéressai déjà plus, toute mon attention était portée sur Éléanore mais il était déjà trop tard. Sa main avait lâché la mienne, et ma bien-aimée rendit son dernier souffle. Ma Éléanore, ma douce Éléanore, sans vie alors qu’elle venait de la donner. Elle restait inerte sur ce lit de mort cruel et l’hybride puissant auquel elle avait donné vie criait, hurlait, remplissant ses poumons d’air pur. Et moi je criais, je hurlais, je pleurais ma défunte amante. ÉLÉANORE ! hurlai-je dans mon lit. Je me redressai, ce n’était qu’un cauchemar.*
N.D.A : Coucou les ami(e)s ! Et oui c’est un fake !! Je vous ai bien eu pas vrai ?! Sur ce, happy hallowen !! :P